Le confinement autour du monde: une famille en Suisse

Nous vivons actuellement une situation sanitaire inédite qui a tendance à remettre en question notre façon de vivre. Pendant ces deux dernières semaines de confinement, FaVoRe vous propose régulièrement des récits de familles confinées à travers le monde! Nous découvrirons les pratiques d'autres pays qui vivent la même situation que nous, mais également les interrogations et les remises en question de ces familles.

Et nous continuons aujourd'hui avec une famille de grands baroudeurs qui se trouve dans un pays moins touché que nous par le coronavirus et en avance sur leur déconfinement: la Suisse!

Pouvez vous vous présenter?

Je m’appelle Natacha, j’ai 31 ans et je suis maman de deux petits garçons de 5 et 3 ans. Je suis journaliste dans une radio régionale suisse où je gère l’équipe rédactionnelle. Je suis passionnée de voyage et j’adore partager nos vadrouilles en famille et plein d’autres bons plans sur le blog que je tiens depuis plus de 3 ans sur Mengojuice. Nous avons eu le bonheur de vivre un tour du monde en famille de trois mois l’année dernière et on a d’autres projets d’aventures pour les années à venir.

Quelles sont les mesures prises chez vous?

J’habite en Suisse avec ma petite famille dans la petite partie francophone du canton de Berne appelée le Jura bernois. Nous avons connu, depuis la fermeture des écoles le 16 mars dans toute la Suisse, la mise en place d’un semi-confinement. Cela signifie qu’il n’y a pas d’interdiction formelle de sortir mais les autorités appellent à la responsabilité individuelle. Chaque citoyen est ainsi prié de rester chez soi sauf pour le travail ou se ravitailler. Les rassemblements de plus de 5 personnes sont également interdits jusqu’à nouvel avis (probablement jusqu’au 8 juin). Un allégement des mesures a commencé le lundi 27 avril en Suisse pour s’échelonner jusqu’au 8 juin. Pour l'instant, cela se passe bien.   

Jura bernois
Jura bernois

Comment vivez vous cette épreuve?

J’ai eu du mal à accepter cette situation au début de la crise et j’avais beaucoup de difficultés à prendre du recul sachant que sur mon lieu de travail, je suis constamment immergée dans cette problématique.

J’ai continué de travailler durant la crise en alternant ma présence à la radio avec des périodes de télétravail. Lorsque j’étais à la maison avec mes enfants, j’essayais de m’éloigner de cette problématique pour respirer un peu et me changer les idées. Partager des moments avec eux était pour moi une bouffée d’air.

Je ne vous cache pas, par contre, que gérer toute la journée deux petits garçons pétillants de vie dans un espace restreint reste un défi quotidien. Chaque soir, nous terminons avec mon mari nos journées complètement lessivés. Je garde le cap en me disant que ces instants en famille sont précieux. Ils n’auraient jamais dû exister et sont, par conséquent, uniques et plein de valeur. 

Certains de vos projets ont ils été remis en question?

Cette crise a annulé les vacances en famille que j’attendais depuis de longs mois. Nous avions prévu deux semaines de road trip en Turquie durant les vacances de Pâques. Ça a été un crève-cœur pour moi de faire une croix sur ce voyage mais j’ai rapidement relativisé.

Ce n’est rien par rapport au drame vécu par certaines personnes dans cette crise. J’ai rapidement réussi à prendre du recul et me dire que nous ferons fleurir nos projets de voyage quand les choses se seront apaisées. 

Est-ce qu'il y a une leçon à tirer de cette crise?

J’espère sincèrement que cette crise va nous rendre plus forts et nous amener à être plus conscients de nos actes. J’ai de plus en plus une fibre écologique qui se développe mais cette période de semi-confinement m’a encore plus amenée à ouvrir cette voie. Nous avons passé beaucoup de temps dans notre jardin à préparer la terre pour nos légumes, nous nous sommes ravitaillés chez des petits commerces locaux pour les aider aussi à surmonter cette crise. Je veux que ce retour au local et à la simplicité perdure même après la crise.

Pour ce qui est des voyages, nous étions aussi dans une réflexion plus durable mais cette problématique sera d’autant plus dans notre tête suite à cette pandémie. Cet été nous serons probablement obligés de rester en Suisse mais cela ne me dérange pas, notre pays est magnifique et j’adorais déjà prendre le temps de le découvrir en famille avant la crise.

 

La leçon à en tirer ? Soyons heureux de ce qu’on a. Construisons notre route avec les pierres que l’on trouve à proximité et apprenons à vivre au jour le jour. 

Nous remercions chaleureusement Natacha d'avoir répondu à nos questions et leur souhaitons le meilleur pour l'avenir!


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Commentaires: 1
  • #1

    Blanchy (lundi, 11 mai 2020 01:33)

    La conclusion est tellement similaire à la notre, C est top... Et amusant en même temps. Merci pour le partage.